Egypte: pouvoirs présidentiels renforcés

  • 23 novembre 2012
Le président égyptien Mohamed Morsi
Image caption Ces décisions visent à "nettoyer les institutions", selon la présidence égyptienne

La décision du président Morsi est déjà considérée par certains comme étant trop autoritaire. Il n'y a pas eu de débat parlementaire sur ces nouvelles mesures et selon l'annonce, les décrets présidentiels ne peuvent pas être contestés par le pouvoir judiciaire.

Mohamed Morsi a limogé le procureur général qu'il n'avait pas réussi à évincer le mois dernier, et il a nommé à sa place le juge Taalat Ibrahim.

Il a aussi ordonné la réouverture des procès de tous ceux qui étaient impliqués dans le meurtre des manifestants durant la révolution égyptienne.

Le président a par ailleurs mis en garde ceux qui tenteraient de remettre en cause ses décrets en les attaquant devant les tribunaux.

L’annonce ordonne aussi à l'actuelle assemblée constituante d'étendre de deux mois la durée de son mandat.

En réaction, Mohamed ElBaradei, l'un des principaux opposants et prix Nobel de la paix, a déclaré que le président Mohamed Morsi s'est proclamé "nouveau pharaon" en renforçant ses pouvoirs et en se plaçant au-dessus de la justice.

Sur son compte twitter, l'ancien patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique a estimé qu'il s'agissait d'un énorme coup porté à la révolution qui pourrait avoir des conséquences épouvantables.

Des formations de l'opposition ont appelé à des manifestations pour protester contre la décision du président.