Des militaires français à la barre

Un soldat de la force Licorne
Image caption Les accusés risquent 30 ans de prison

Le procès de quatre anciens militaires français de la force Licorne en Côte d'Ivoire, poursuivis pour le meurtre en 2005 de l'Ivoirien Firmin Mahé, s'est ouvert mardi devant la cour d'assises de Paris. Firmin Mahé, 29 ans, avait été étouffé avec un sac plastique alors qu'il était transporté dans un blindé français.

Il avait été interpellé le 13 mai 2005 après avoir été blessé à la jambe lors d'un accrochage avec des militaires français.

Les quatre accusés affirment avoir agi sur ordre de leur hiérarchie.

Pour les troupes françaises engagées en Côte d'Ivoire, Mahé était un «coupeur de route» qui semait la terreur parmi les populations civiles dans la région de Man (Ouest du pays).

Ces allégations ont été démenties par les parents du défunt.

Les accusés risquent jusqu'à 30 ans de prison.

En dehors des personnes mises en cause ( un colonel, un adjudant-chef et deux soldats), huit généraux (dont Henri Poncet, à l'époque patron du détachement Licorne, et son supérieur, Bruno Cuche, ancien chef d'état-major de l'armée de terre), une demi-douzaine de colonels e Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense de 2002 à 2007 devraient se succéder à la barre, selon l'Afp

L'affaire Mahé, qui sera jugée jusqu'au 7 décembre par la cour d'assises de Paris, est considérée comme l'une des plus graves "bavures" de l'armée française depuis une vingtaine d'année.