Les pourparlers intercongolais piétinent

Le président Joseph Kabila.
Image caption Après avoir tergiversé, Joseph Kabila a accepté d'engager des pourparlers avec le M23.

Les deux camps se sont retrouvés à huis clos lundi, sans pour autant parvenir à un compromis sur les points à inscrire à l'ordre du jour des discussions.

Des représentants de la société civile présents à Kampala, mécontents de la tournure que prennent les choses, se disent marginalisés.

"Ce dialogue n'est pas inclusif. C'est un dialogue qui rejette une bonne partie de la population", a déclaré Patrick Djembe, l'un des représentants de la diaspora congolaise.

"C'est fait à huis clos parce qu'apparemment, le gouvernement a des choses à se reprocher", a-t-il ajouté.

Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, a affirmé que les rebelles tentaient de manintenir "climat de psychose" à Goma.

L'insécurité est montée d'un cran dans cette ville qui était passée sous le contrôle des rebelles le 20 novembre.

Les rebelles ont néanmoins quitté Goma une semaine plus tard, en vertu d'un accord conclu à Kampala sous l'impulsion des Etats de la région, prévoyant des négociations en Ouganda entre le M23 et les autorités congolaises.

L'ONU et la RDC accusent Kigali et Kampala de soutenir les rebelles - ce que le Rwanda et l'Ouganda nient.