Des familles quittent Goma

  • 21 décembre 2012

Certaines personnes se rendent à Bukavu, plus au sud, d'autres à Kinshasa, d'autres encore dans des pays voisins.

Image caption Des rebelles du M23 sur une colline surplombant Goma.

Les autorités régionales ont lancé un appel au calme qui ne semble pas avoir été suivi d'effets.

Le vent de panique continue à souffler sur Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, qui avait été prise par la rébellion le 20 novembre.

Les combattants rebelles se sont retirés de la ville en vertu d'un accord conclu sous l'égide des pays de la région, prévoyant des négociations entre la rébellion et le gouvernement congolais.

A en croire les rumeurs qui circulent dans la ville, les rebelles auraient pris position près de Goma, en attendant de recevoir le feu vert pour une nouvelle offensive contre l'armée.

Pendant ce temps, les pourparlers entre les belligérants congolais piétinent à Kampala.

Les deux parties, qui peinent à parvenir à un accord sur l'ordre du jour des discussions, ont promis de se retrouver le 4 janvier.

Le M23, composé en majorité de membres de la communauté tutsi issus de l'ancien mouvement rebelle CNDP, accuse Kinshasa de n'avoir pas fait grand-chose pour appliquer les accords de 2009.

Ces accords prévoyaient notamment l'intégration des rebelles à l'armée congolaise.

L'ONU et la RDC accusent le Rwanda et l'Ouganda de soutenir le M23 - ce que Kigali et Kampala nient.