R.C.A.: les rebelles prennent Bambari

Carte de la Centrafrique
Image caption Carte de la Centrafrique

La coalition rebelle qui a pris les armes en Centrafrique il y a deux semaines, s'est emparée dimanche de Bambari à 385km de Bangui en dépit de l'appel à une cessation des violences et à la négociation lancé par les chefs d'Etats d'Afrique centrale lors d'un sommet de la CEEAC à N'Djamena vendredi.

C'est la troisième ville prise par les rebelles en trois jours. Bambari est la troisième ville du pays en importance.

Un prête, Maxime Andjingbayo, contacté par l'agence AP, affirme que les FACA, les Forces armées centrafricaines ont fui la ville au bout de deux heures d'échanges de coups de feu.

Elles se sont repliées vers Grimari, à 40 km.

Un colonel des rebelles, Djouma Narkoyo a expliqué qu'il s'agissait d'une action préventive pour empêcher les forces gouvernementales de mener une contre-attaque.

Ce qui confirmerait le témoignage d'une source, ayant requis l'anonymat, citée par l'AFP, selon laquelle les FACA se dirigeaient vers Bria (tenue par le Seleka, du nom de la coaltion des rebelles) depuis mardi, lorsque les rebelles ont attaqué à 5 km au nord de Bambari et les combats se sont ensuite propagés dans la ville.

Bambari, chef-lieu de la région de la Ouaka, abrite aussi la 5e région militaire.

Samedi, la coalition du Séléka avait annoncé la reprise des hostilités, malgré sa promesse de "geler les opérations" et l'appel à négocier lancé par le gouvernement.

Le Séléka avait alors affirmé avoir pris le contrôle de la ville aurifère de Ndassima (à 18 Km de Bambari) et de celle voisine d'Ippy, dans le centre du pays.

En début de semaine, les rebelles avaient déclaré avoir pris plusieurs villes dans le nord dont la ville diamantifère de Bria.

La coalition seleka qui compte désormais 4 groupes avec le ralliement du FDPC, d'Adoubalye Miskine contrôlent maintenant 8 villes depuis le 10 décembre dernier.

Le Séléka exige notamment "le respect" de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, prévoyant un processus de désarmement et de réinsertion des ex-combattants.

La progression des rebelles inquite les habitants de Bangui, la capitale.

Les rebelles et l'opposition demandent par ailleurs une relance du dialogue politique, affirmant que le président Bozizé n'a pas tenu ses engagements.

La République centrafricaine est dirigée par François Bozizé depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003 qui l'a porté au pouvoir gràce à l'appui du président tchadien Idriss Deby Itno.

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