RCA: la rébellion déclare une trêve

  • 24 décembre 2012
La rébellion dit détenir 39 “prisonniers de guerre".

La coalition rebelle centrafricaine Seleka a déclaré lundi "l'arrêt de ses opérations" pour ouvrir un couloir humanitaire.

Dans un communiqué publié par l’AFP, le Seleka "déclare l'arrêt de ses opérations sur toutes ses positions en vue de permettre aux ONG humanitaires de porter secours aux personnes déplacées (...) et demande au régime de François Bozizé d'observer un cessez-le-feu en vue de favoriser la préparation du dialogue (...) prévu à Libreville".

La rébellion "se tient à la disposition des ONG afin d'organiser l'accès aux prisonniers" de l'armée régulière.

Elle dit détenir 39 “prisonniers de guerre".

Les rebelles en Centrafrique avaient déjà annoncé un cessez-le-feu vendredi, mais poursuivi leur avancée durant le week-end, prenant le contrôle dimanche de Bambari, la troisième ville du pays, à 385km de Bangui la capitale.

En début de semaine, les rebelles avaient déclaré avoir pris plusieurs villes dans le nord dont la ville diamantifère de Bria.

La coalition Seleka, qui compte désormais 4 groupes avec le ralliement du FDPC, d'Adoubalye Miskine, contrôle désormais 8 villes.

Elle a pris les armes il y a 15 jours, pour réclamer le respect de différents accords de paix entre 2007 et 2011.

Retrait exigé

Le gouvernement centrafricain s'est dit lundi prêt à dialoguer avec la rébellion du Seleka à condition que les insurgés se retirent des positions conquises depuis le 10 décembre.

"Le gouvernement reste disponible pour le dialogue à Libreville dès que le retrait des rebelles des localités occupées sera effectif", a affirmé le ministre de l'Administration du Territoire, Josué Binoua, dans un communiqué.

"Le gouvernement demande par conséquent aux rebelles de cesser instamment les hostilités et de se retirer des localités occupées pour donner toutes les chances au dialogue de Libreville", poursuit-il dans ce texte.

Réunis à N'Djamena vendredi, les chefs d'Etats de la Communauté économique des états d'Afrique centrale avaient appelé au dialogue, tout en demandant à la rébellion de quitter "sous une semaine" les positions conquises.

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