Centrafrique: l’ultimatum des rebelles

  • 26 décembre 2012
Image caption Le président centrafricain François Bozizé.

La coalition rebelle du Séléka a demandé au pouvoir de "de déposer les armes".

"Nous demandons à tous les fils et filles de Centrafrique, à tous les éléments de forces de défense et de sécurité encore fidèles au régime de François Bozizé de déposer les armes immédiatement", déclare le Séléka dans un communiqué.

"Par mesure de sécurité et de protection des populations civiles, nous ne considérons plus nécessaire de mener la bataille de Bangui et d'y faire entrer nos troupes, car le Général François Bozizé a déjà perdu le contrôle du pays", ajoutent les rebelles.

Un porte-parole des rebelles, Eric Massi, joint par la BBC, a déclaré qu’il ne voulait pas “que des compatriotes sacrifient leur vie inutilement pour sauver un régime qui a déjà échoué militairement et politiquement”.

“Nous n’avons pas l’intention d’entrer dans la capitale car nous considérons que la situation militaire aujourd’hui ne permet pas au régime de Francois Bozizé de reprendre le contrôle du territoire”, a déclaré Eric Massi.

“Ce n’est pas un double langage, nous avons sincèrement tendu la main au régime”, a ajouté le porte-parole de la rébellion.

Kaga Bandoro sous contrôle rebelle

Les rebelles ont pris le contrôle mardi d’une nouvelle ville, Kaga Bandoro, dans le centre-nord du pays.

La ville se situe à 385 kilomètres de la capitale Bangui.

La coalition rebelle du Séléka contrôle désormais une dizaine de villes, dont quatre chefs-lieux de préfecture: Kaga Bandoro (centre-nord), Ndélé (nord), Bria (centre), et Bambari (centre-sud).

Un contingent de l'armée tchadienne, arrivé la semaine dernière comme "force d'interposition" et non d'attaque selon N'Djamena, est positionné sur le dernier axe routier menant à Bangui, mais n'a pour le moment pas montré son intention de combattre les rebelles.

Le Séléka a pris les armes le 10 décembre pour réclamer le respect d'accords de paix conclus entre 2007 et 2011.

A Bangui, l’incertitude règne.

Le président François Bozizé aurait réuni longuement les responsables militaires mardi pour faire le point sur la situation.

Mercredi matin, des jeunes ont manifesté devant les ambassades de France, des Etats-Unis et dans un carrefour important de la capitale, pour demander aux puissances étrangères d'intervenir contre les rebelles.

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