Mission de la C.E.E.A.C à Bangui

  • 28 décembre 2012
Le président François Bozizé prononçant un discours le 27 décembre à Bangui.
Image caption Le président François Bozizé prononçant un discours le 27 décembre à Bangui.

Une mission de conciliation de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (C.E.E.A.C) a commencé vendredi auprès du pouvoir centrafricain et des rebelles pour tenter de les amener à la table des négociations en janvier.

La mission de la CEEAC, qui est arrivée jeudi à Bangui, a commencé les discussions avec le pouvoir à Bangui et a envoyé une délégation à Ndélé pour rencontrer les rebelles, selon la Force multinationale d'Afrique centrale (FOMAC).

La C.E.E.A.C cherche à obtenir un cessez-le-feu sur le terrain, avant des négociations entre les deux parties, probablement à Libreville au Gabon.

La mission qui est composée de six personnes, est dirigée par le général congolais (Brazzaville) Guy-Pierre Garcia, secrétaire général adjoint de l'organisation régionale.

Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères de la CEEAC devaient se réunir vendredi à Libreville, la réunion des chefs d'Etat ayant été annulée.

La coalition de mouvements rebelles du Séléka, s'est emparée d'une dizaine de villes de la Centrafrique depuis le 10 décembre.

Les rebelles accusent le pouvoir de n'avoir pas respecté les accords de paix signés avec le pouvoir entre 2007 et 2011, qui prévoyaient des programmes de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

Avec les partis de l'opposition, ils réclament aussi une démocratisation du régime.

Par ailleurs à l'initiative d'associations proches du régime du président François Bozizé, environ 300 femmes ont défilé dans les rues de Bangui pour demander aux rebelles de "cesser les combats" et réclamer la paix.

Elles ont été accueillies à la place de la République, dans le centre ville, par le Premier ministre Faustin Touadera, auquel elles ont remis un memorandum pour le président Bozizé.

Dans un discours la présidente de l'organisation des femmes centrafricaines, Marguerite Kofio, a réclamé l'engagement de négociations "à Bangui, pas à l'étranger", mais aussi demandé la formation "d'un gouvernement de large ouverture".