Le président de l'U.A Boni Yayi à Bangui

Le président béninois Yayi Boni, président en exercice de l'Union africaine
Image caption Le président béninois Yayi Boni, président en exercice de l'Union africaine.

Le président en exercice de l'Union africaine est attendu dimanche dans la capitale centrafricaine, Bangui, pour favoriser le dialogue alors que l'avancée des rebelles fait monter la tension.

Selon des informations recueillies auprès de la cellule de communication de la présidence de la République à Cotonou par le correspondant de BBC Afrique, le président Boni Yayi "devrait insister au cours de sa visite en Centrafrique ce dimanche sur la nécessité de la mise en oeuvre urgente des décisions du sommet des chefs d'Etats de la CEMAC et du dernier conseil des ministres des Affaires étrangères de la CEEAC ".

La même source présidentielle précise que "Boni Yayi rappelera aux deux parties la nécessité de l'ouverture rapide et sans délai d'un dialogue inclusif ".

Ce qui sous-entend qu'il n'est pas exclus que sous sa casquette de président en exercise de l'Union africaine, le chef de l'Etat béninois cherche à rencontrer outre le président Francois Bozizé, des représentants des rebelles de la coalition Sékéla.

La visite du numéro un béninois ce dimanche à Bangui apparaît donc comme une ultime tentative de règlement de la crise.

Le ministre béninois des Affaires étrangères, Nassirou Arifari Bako, indique par ailleurs que « le président se déplace pour faire de la prévention en invitant les différentes parties à la négociation ».

Le président centrafricain François "Bozizé a l'intention de livrer bataille à Bangui et si la situation l'exige nous prendrons des dispositions", a déclaré à la BBC le porte-parole du Séléka Eric Massi, qui avait affirmé à de nombreuses reprises que la rébellion n'avait pas l'intention de prendre Bangui.

Les rebelles qui ne sont maintenant qu'à 180 km de Bangui depuis la prise samedi de Sebut.

Les forces armées et plusieurs dizaines de soldats tchadiens se sont repliés sur Damara, à 75km de la capitale.

Le chef de mission de la CEEAC, Antonio Di Garcia, a invité instamment sur la radio nationale, les rebelles à ne pas dépasser leurs positions actuelles et à laisser une chance au dialogue".