RCA: le Congo envoie des troupes

Image caption Des soldats de Congo Brazzaville, dans le cadre de la FOMAC, arrivent à l'aéroport de Bangui le 31 décembre 2012.

Le Congo Brazzaville a annoncé lundi avoir envoyé 120 militaires à Bangui, la capitale centrafricaine, menacée par l’avancée des rebelles.

Selon un communiqué du ministère congolais des Affaires étrangères, cette compagnie agira dans le cadre du mandat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, à la demande du président tchadien Idriss Déby, également président en exercice de la CEEAC.

La force de la CEEAC, le FOMAC, est actuellement déployée à Damara, à 75 km au nord de Bangui en appui de l'armée centrafricaine, qui essuie défaite après défaite face à l'avancée de la coalition rebelle du Seléka.

Les rebelles menacent désormais de s'emparer de Bangui, après avoir pris le contrôle d’une dizaine de villes.

Cette force multinationale d'Afrique centrale, mise en place en 2008, avait pour mission d'aider à consolider la paix dans le pays miné par des années de guerres civiles et de nombreuses rébellions.

“Bozizé doit partir”

La coalition rebelle du Séléka a demandé lundi le départ de François Bozizé.

"Bozizé doit partir, c'est clair, on réclame son départ, qu'il quitte le pouvoir", a affirmé le porte parole du Séléka, Eric Massi.

Les rebelles affirment également vouloir prendre Damara, dernier verrou à 75km au nord de Bangui.

La coalition rebelle du Séléka a rejeté une série de promesses faites par le président français centrafricain, notamment celle d’un gouvernement d’union nationale, et la promesse de ne pas se présenter aux prochaines élections de 2016.

Selon Eric Massi, il n’est pas possible de faire confiance à François Bozizé car les troupes centrafricaines commettent des exactions contre des partisans de la rébellion à Bangui.

Hollande par téléphone

Le président centrafricain François Bozizé s'est entretenu lundi avec son homologue français François Hollande, selon la présidence française.

François Hollande a appelé à "l'ouverture d'un dialogue entre les autorités centrafricaines et toutes les parties en présence, notamment la rébellion".

Au cours de cet entretien téléphonique lundi après-midi, le président français a invité Francois Bozizé "à engager ce processus dans les meilleurs délais".

Menacé par l’avancée de la rébellion en Centrafrique, François Bozizé avait appelé en vain la semaine dernière l’aide de la France.

Il avait demandé dimanche à rencontrer le président français pour "débattre des questions profondes qui intéressent la République Centrafricaine".

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