Burundi: un journaliste reste en prison

Image caption Hassan Ruvakuki, journaliste de RFI au Burundi.

La justice burundaise a réduit en appel la condamnation du journaliste de RFI, Hassan Ruvakuki, à trois ans de prison ferme.

Il avait été condamné en première instance à la prison à perpétuité.

La Cour a abandonné les charges de "terrorisme" retenues au premier procès et déclaré coupable le journaliste et 10 autres accusés de "participation à une association formée dans le but d'attenter aux personnes et propriétés".

En juin, en première instance, Hassan Ruvakuki, avait été déclaré coupable d'avoir organisé une attaque lancée par une nouvelle rébellion à partir de la Tanzanie en novembre 2011, puis d'en avoir fait la publicité.

Son avocat a souligné que le journaliste avait déjà purgé plus du quart de sa peine et qu'il était éligible à une libération anticipée.

"Même si cette condamnation est plus légère que la première, c'est trois ans de trop," a estimé l’avocat.

Les procès ont été suivis de près par les diplomates occidentaux en poste à Bujumbura.

Marie-Christine Saragosse, présidente de l'Audiovisuel extérieur de la France, a exprimé "sa profonde déception de voir le journaliste rester derrière les barreaux", tout en espérant sa "libération prochaine".