Les rebelles veulent Bozizé à la CPI

  • 9 janvier 2013
Image caption Vue générale des pourparlers centrafricains à Libreville, le 9 janvier 2013.

La coalition rebelle centrafricaine demande que le président François Bozizé soit traduit devant la Cour pénale internationale.

Cette nouvelle revendication a été formulée dans un mémorandum présenté au premier jour des négociations avec le pouvoir et l'opposition à Libreville.

Les rebelles de la coalition Séléka exigent aussi un retrait immédiat du pouvoir de François Bozizé, ce que ce dernier rejette catégoriquement.

Le Séléka "demande qu'une procédure soit engagée devant la CPI de la Haye contre François Bozizé", indique le texte.

La rébellion accuse le président centrafricain de "faits de crimes de guerre et crimes contre l'humanité", parlant notamment de "détentions et séquestrations arbitraires" et de "disparitions, assassinats et exécutions sommaires".

Dans le mémorandum, le Séléka reproche de nouveau au pouvoir le non-respect de divers accords de paix signés entre le gouvernement et les rébellions, notamment l'accord de paix global de Libreville de 2008.

Le ministre congolais des Affaires étrangères, Basile Ikouébé, qui dirige la réunion, a demandé aux rebelles et à l'opposition de "s'en tenir aux règles de l'Union africaine par rapport au changement de régime".

Ces négociations se déroulent dans la capitale gabonaise à la Cité de la démocratie de Libreville sous l'égide des pays d'Afrique centrale.

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