Mali: la France bombarde Diabali

  • 15 janvier 2013
Image caption Un Mirage F1 CR français, venu du Tchad, sur la base militaire 101 près de Bamako au Mali, le 14 janvier 2013.

Les forces françaises ont bombardé mardi matin la localité de Diabali, dans l'ouest du Mali, prise la veille par les combattants islamistes.

Plusieurs de ces combattants auraient été tués, selon des témoins.

Dans le même temps, les jihadistes ont abandonné leurs fiefs dans le nord, comme Gao, soumise dimanche à d'intenses bombardements qui ont tué plus d'une soixantaine de combattants, selon des habitants et une source sécuritaire.

Pour le porte-parole du groupe islamiste Ansar Dine, Senda Ould Boumama, il ne s'agit que d'un "retrait tactique".

Hollande cherche des soutiens

Le président français François Hollande, en voyage à Abu Dhabi, a annoncé que "de nouvelles frappes cette nuit ont atteint leur objectif" au Mali.

L'opération militaire contre les forces islamistes au Mali entre dans sa 5ème journée. Selon Francois Hollande, la France a déjà déployé 750 soldats sur le terrain.

Ce nombre va grimper progressivement à 2.500 hommes.

Image caption François Hollande à l'Elysée, le 14 janvier, avant son départ pour Abu Dhabi.

A Abu Dhabi, le chef de l’Etat français a défendu l'engagement militaire de la France au Mali, tout en cherchant des soutiens à cette intervention.

"La France est en première ligne. Si elle ne l'avait pas été, il y aurait aujourd'hui un Mali entièrement occupé par des terroristes et d'autres pays africains menacés", a déclaré le président français lors d'une visite à la base navale "Camp de la Paix" où sont déployés des soldats français.

Dès son arrivée à Abou Dhabi, François Hollande s'est entretenu avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ce dernier a évoqué la possibilité de participer à l'opération Serval si le Mali en fait la demande.

François Hollande a également évoqué une participation du Tchad et des Emirats "soit sur le plan logistique, soit sur le plan financier".

Réunion de la Cédéao

Les chefs d'état-major de l'Afrique de l'Ouest se sont réunis ce mardi à Bamako, pour approuver les projets d'accélération du déploiement des troupes africaines, 3.300, prévu par une résolution de l’ONU, qui viendront s’ajouter aux 2.500 soldats français.

Le chef de mission de la Cédéao à Bamako, Aboudou Touré Cheaka, a estimé que les troupes ouest-africaines seront sur le terrain d’ici à une semaine.

Leur mission immédiate serait d’aider à stopper l’avancée rebelle, alors que les préparations se poursuivent pour un plan de reconquête plus accompli.

Le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria et la Guinée ont proposé d’envoyer des troupes au Mali.

Le Nigeria, qui dirigera la mission, avertit que même si une partie troupe arrive bientôt, leur entraînement prendra un certain temps.

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