Algérie: la prise d’otages continue

Image caption Le site gazier d'In Aménas, en Algérie.

La crise des otages se poursuit en Algérie, deux jours après l’attaque d’un commando islamiste sur le site gazier d’In Aménas dans le désert du Sahara.

Selon l’agence algérienne APS, 60 otages seraient toujours détenus.

Au lendemain d’un assaut lancé par l’armée algérienne, qui a fait au moins 4 morts parmi les travailleurs étrangers et plusieurs morts parmi les militants islamistes, les otages seraient détenus dans l’usine de traitement de gaz de Tiguentourine, qui est encerclée par les forces de sécurité.

La situation reste confuse.

On est toujours sans nouvelles de ressortissants de plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni le Japon et la Norvège.

“L’opération se poursuit”

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a confirmé vendredi le décès de "plusieurs otages" retenus sur un site gazier en Algérie, dont le "nombre" et la "nationalité" ne sont pas encore connus.

"Je viens de m'entretenir avec le Premier ministre algérien qui m'a confirmé que l'opération se poursuit", a-t-il ajouté.

La France s’est abstenue de critiquer la conduite des opérations par les autorités algériennes, contrairement à d’autres pays, qui reprochent à Alger son manque de communication.

Cameron regrette de ne pas avoir été informé

Le Premier ministre britannique David Cameron a regretté vendredi devant les députés britanniques de ne pas avoir été prévenu du lancement, jeudi, de l'opération par l'armée algérienne.

L'armée algérienne "traque toujours les terroristes et cherche probablement des otages dans d'autres endroits du site", a dit David Cameron devant les députés britanniques, après s'être entretenu pour la quatrième fois avec son homologue algérien Abdelmalek Sellal.

"Hier soir, le nombre de Britanniques en danger était de moins de 30. Heureusement nous savons maintenant que ce nombre a diminué de façon vraiment significative", a-t-il poursuivi.

"Je suis sûr que la chambre comprendra pourquoi -alors qu'une opération est en cours- je ne peux pas en dire plus à ce stade", a-t-il encore dit.

Evacuations

Pendent ce temps, BP a annoncé que des centaines d’employés de groupe petroliers internationaux avaient été évacués hors d’Algerie hier, et que d’autres evacuation allaient suivre.

Le site gazier d’In Aménas est opéré conjointement par le groupe britannique BP, le groupe norvegien Statoil et le groupe d’Etat algerien Sonatrach