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Le Parlement européen discute du Mali

Dernière mise à jour: 24 janvier, 2013 - 15:29 GMT

Des soldats maliens sur la route entre Markala et Niono, le 22 janvier 2013.

L'intervention de la France au Mali et le role de l'Union européenne au Mali ont été au cœur d'une audition jeudi de la commission de la Défense au Parlement européen.

Tour à tour, des responsables militaires, de la Commission européenne et du Service européen pour l'action extérieure se sont succédés devant les députés pour expliquer l'action de l'UE.

Le directeur pour l'Afrique du Service européen pour l'action extérieure, Nicholas Westcott a annoncé la participation européenne à la réunion des bailleurs de fonds d'Addis Abeba du 29 janvier prochain dont le but est de rassembler des fonds pour financer la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA).

Il a également rappelé que la reprise de l'aide européenne au Mali - 240 millions d'euros sont disponibles- est conditionnée à l'approbation d'ici deux semaines par Bamako d'une feuille de route pour le retour à la démocratie.

De son côté, l'ambassadeur du département de gestion de crise et de planification du Service européen pour l'action extérieure, Walter Stevens, a expliqué que le déclenchement de l'opération Serval par la France a bouleversé les plans de la mission de formation par des instructeurs européens de l'armée malienne.

Le bâtiment qui devait accueillir les instructeurs est en effet occupé actuellement par des militaires français.

Cela n'empêchera cette mission de démarrer le 12 février prochain, a précisé le diplomate.

Autant de questions qui seront discutées lors de la réunion internationale sur le Mali que l'UE organise le 5 février prochain à Bruxelles, en coordination avec l'Union africaine, la Cédéao et les Nations unies.

Objectif : assurer la meilleure coordination possible des soutiens pour résoudre la crise malienne sur les plans politique et sécuritaire..

Des questions, les parlementaires, même s'ils se sont tous dit favorables à l'action de la France et de l'UE, en ont beaucoup: “Est-on vraiment prêt pour une intervention à long terme?” a demandé le libéral britannique, Andrew Duff .

“Former l'armée malienne d'accord, mais ne risque-t-on pas de former des soldats, qui, comme en Somalie, risquent de déserter voire de rejoindre l'ennemi ?”, ont demandé plusieurs de ses collègues.

De son côté, le démocrate chrétien allemand, Michael Gahler, du parti de la chancelière Angela Merkel, constate que la mission européenne de formation de l'armée malienne s'opère dans un contexte difficile, avec les violations des droits de l'homme commis par certains de ses éléments et la question de sa loyauté envers le pouvoir civil.

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