Pistorius: la presse sévère

Image caption L'affaire Pistorius en une de toute la presse sud-africaine.

La presse sud-africaine tirait à boulet rouge vendredi matin sur Oscar Pistorius, héros national pour ses exploits sportifs, et aujourd’hui inculpé de meurtre.

"Apprendre que Pistorius est accusé d'assassinat, c'est comme apprendre que l'archevêque Desmond Tutu a été pris en train de piquer dans la caisse. Nous sommes stupéfaits. Nous avons toujours du mal à y croire", ecrit The Times.

"Les hommes l'admiraient, les femmes l'adoraient. Les enfants handicapés s'inspiraient de lui. Il était un brillant exemple de la façon de tirer le meilleur de soi-même quelles que soient les adversités", ajoute The Times.

De nombreux quotidiens racontent que l'athlète etait de empérament plutôt caractériel et parano, et amateur d'armes à feux.

Il a appris à tirer à un journaliste du New York Times, tandis qu'un reporter du Daily Mail britannique venu l'interviewer chez lui s'est étonné de trouver "des battes de cricket et de base-ball derrière la porte, un pistolet près de son lit et un fusil automatique à une fenêtre".

Le Daily Sun ironise sur cette sanglante Saint-Valentin sous le titre "Bloody Valentine. The Citizen titre "Blade Gunner" (de “gun”, pistolet en anglais), en référence au surnom "Blade Runner" porté par Pistorius en raison des deux lames en carbone en forme de pattes de félin avec lesquelles il courait.

Le Daily Sun ironise sur cette sanglante Saint-Valentin sous le titre "Bloody Valentine.

Le Daily Maverick explique: “En Afrique du Sud, il nous a rendu fiers. Aux Jeux olympiques, il nous a mis sur la scène mondiale: l'un des nôtres a réussi. Devoir abandonner cette image pour la remplacer par un récit profondément laid, de violence et de mort, est traumatisant"