Menaces contre un juge kenyan

  • 20 février 2013
Des élections au Kenya sous haute surveillance.
Image caption Des élections au Kenya sous haute surveillance.

A deux semaines de la présidentielle, la secte Mungiki non reconnue par la loi vient d'annoncer qu'elle est prête à exécuter des personnalités du système judiciaire kenyan, si elles s'opposaient à la candidature d’Uhuru kenyatta. Ce dernier est sous le coup d’une procédure judiciaire lancée par la cour pénale internationale.

Le président de la cour suprême, Willy Mutunga, a annoncé qu'il ne peut pas céder aux intimidations. Il a déclaré qu'il s'engageait à faire respecter la loi et la nouvelle constitution au prix de sa vie.

Ces déclarations font suite aux menaces que la secte Mungiki vient de proférer à son encontre. Dans une conférence de presse, Mr Mutunga a brandi une lettre signée par ce groupe, qui promet d'exécuter différentes personnalités du système judiciaire en commençant par leur chef si la justice s'opposait à la candidature du vice-premier ministre.

Le président de la cour suprême a annoncé que rien ne pourra arrêter les reformes judiciaires qu'il a entreprises.

Dans son entretien avec les journalistes, le docteur Willy Mutunga a révélé que certaines hautes personnalités du pays ont l'intention de lui mettre les bâtons dans les roues.

Il a donné l'exemple d'un cadre de l'Etat qui avait tenté de l'empêcher de voyager dans un pays voisin. Le président de la cour suprême a annoncé qu'il a rapporté ces différents incidents aux services compétents. Il a demandé aux responsables politiques de faire respecter la loi pour éviter de violences postélectorales, à l’image de celles de 2007.

Des organisations tentent d’empêcher la candidature d’Uhuru Kenyatta, mettant en doute son intégrité morale. Le verdict est attendu dans le courant de la semaine prochaine.