Retour au calme à Gao

La ville de Gao toujours sous tension.
Image caption La ville de Gao toujours sous tension.

Le calme est revenu à Gao après des explosions et des échanges de coup de feu nourris entre les soldats maliens et des islamistes présumés ce jeudi matin.

Au moins trois d’entre eux été tués. Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'ouest (Mujao) affirme avoir envoyé ces combattants.

Des dégâts matériels importants ont été occasionnés par les combats. Une partie du marché de Gao a brulé ainsi que le palais de justice de la ville.

Deux attentats-suicides ont déjà été enregistrés dans cette ville qui était occupée par le MUJAO pendant dix mois.

Par ailleurs, une voiture piégée a explosé à la périphérie de la ville de Kidal. L'explosion a eu lieu à un kilomètre d’un camp occupé par des soldats français et tchadiens.

Deux civils ont été blessés. Ils ont été acheminés à l'hôpital.

Les forces françaises ont repris dans la nuit du 29 au 30 janvier le contrôle de l'aéroport de Kidal, à 1.500 km au nord-est de Bamako, ancien bastion islamiste, où quelque 1.800 soldats tchadiens sont ensuite entrés pour sécuriser la ville.

Cependant, les soldats maliens ne sont toujours pas arrivés à Kidal. Le MNLA, un groupe armé touareg, avait déclaré qu'il ne voulait pas de la présence de l'armée malienne dans la région avant l'ouverture de discussions avec le gouvernement de Bamako.

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