Italie : victoire serrée de la gauche

  • 26 février 2013
Pier Luigi Bersani
Image caption La courte victoire de la gauche aux législatives ouvre la porte aux lendemains politiques incertains.

Par le truchement d'une loi électorale extrêmement complexe, la gauche s'adjuge 55 % des sièges de députés. En revanche au Sénat, c'est la droite qui obtient le plus grand nombre

d'élus. Le forcing de Silvio Berlusconi a payé.

En deux mois il a multiplié les apparitions télévisées. L’ancien premier ministre et magnat des télévisions, parti il y a un an sous les huées de ses détracteurs a considérablement réduit en quelques

semaines l'écart qui le séparait de la gauche.

La plus grande surprise provient en revanche de l'affirmation éclatante d'un outsider, le Mouvement 5 étoiles. Au fil de ses harangues, son animateur Beppe Grillo, qui a fait campagne sur le net et dans

les places publiques sans jamais être allé à la télévision, s'est affirmé un formidable tribun politique.

Son discours très démagogique contre le système établi lui a valu de devenir la première force politique dans le pays.

Il appartient maintenant au leader démocrate Pier Luigi Bersani de former un gouvernement et de trouver une majorité en mesure de le soutenir. L'enjeu est de taille. Il lui faudra sans doute passer

alliance avec l'une des deux autres forces pour réformer une loi électorale byzantine à l'origine de tous les déboires actuels de l'Italie.

Pier Luigi Bersani a lancé dans la soirée un appel à la responsabilité de tous les partis. Il a déclaré que le « pays se trouve dans une situation très délicate »

L’économie italienne - 7è mondiale- est soumise à une sévère austérité qui inquiète tant à Rome qu’à Bruxelles.