Chavez: le monde entier réagit à sa mort

  • 6 mars 2013
Image caption Les rues de Caracas pleurent Chavez

Les dirigeants du monde entier ont réagi à la mort de Hugo Chavez. Certains ont regretté sa disparition, d'autres ont été attristés.

La présidente du Brésil Dilma Rousseff a déploré la mort du président vénézuélien Hugo Chavez, évoquant "la perte irréparable d'un grand Sud-américain" et "ami du Brésil".

La présidente brésilienne a rendu hommage à un "grand leader engagé dans le développement de son pays et des pays du continent".

L'ex-président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, issu du même Parti des travailleurs (PT, gauche) que Mme Rousseff, a exprimé sa "tristesse", saluant les luttes du président Chavez "pour un monde plus juste".

Le président colombien, Juan Manuel Santos, a exprimé son "profond regret" pour la mort du président vénézuélien, rappelant qu'il avait apporté un soutien important pour le processus de paix avec la guérilla des Farc.

"Si nous avons avancé dans ce processus de paix solide, c'est aussi grâce au dévouement et à l'engagement sans limite du président Chavez et du gouvernement du Venezuela", a déclaré M. Santos, dans une allocution télévisée depuis le palais présidentiel.

Le président péruvien Ollanta Humala a fait part de sa "profonde douleur" et envoyé ses condoléances à la famille et "au peuple frère vénézuélien", après l'annonce de la mort du président vénézuélien Hugo Chavez, décédé mardi des suites d'un cancer.

Washington soutient, Londres attristée

"En ce moment difficile de la mort du président Hugo Chavez, les Etats-Unis renouvellent leur soutien aux Vénézuéliens et leur intérêt à développer des relations constructives avec le gouvernement vénézuélien", a déclaré le président américain Barack Obama dans un communiqué.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague s'est déclaré "attristé d'apprendre aujourd'hui le décès du président Hugo Chavez", dans un communiqué publié par le Foreign Office.

"En tant que président du Venezuela pendant 14 ans, il a marqué les esprits dans son pays et bien au-delà", a-t-il poursuivi.

Hugo Chavez est décédé mardi à Caracas à 58 ans des suites d'un cancer diagnostiqué en juin 2011, mettant un point final à 14 années de pouvoir sans partage et ouvrant la voie à des élections anticipées d'ici 30 jours.

Le décès du président Hugo Chavez ouvre une période de transition qui doit permettre aux Vénézuéliens d'accéder à "un avenir meilleur et plus prometteur", a déclaré mardi le Premier ministre canadien Stephen Harper.

Le président péruvien Ollanta Humala a fait part de sa "profonde douleur" et envoyé ses condoléances à la famille et "au peuple frère vénézuélien".

Depuis le palais présidentiel, M. Humala a souhaité en "ces moments difficiles que traversent les proches du président décédé et les Vénézuéliens en général, l'unité et la réflexion, et que les choses puissent se dérouler de manière pacifique et démocratique".

Réaction de l'opposition

Le chef de file de l'opposition vénézuélienne Henrique Capriles Radonski a appelé mardi les Vénézuéliens à "l'unité" après la mort du président Hugo Chavez des suites d'un cancer et assuré de sa "solidarité" la famille du président sur son compte Twitter.

"Ma solidarité à toute la famille et aux partisans du président Hugo Chavez, nous plaidons pour l'unité des Vénézuéliens", a déclaré le gouverneur du riche Etat de Miranda (nord) sur le site de micro-blogs.