Journée sans presse au Mali

  • 12 mars 2013
Image caption Les journaux maliens ne paraîtront pas, pour demander la libération d'un journaliste arrêté

Ce mardi a été décrété Journée sans presse au Mali, par les professionnels de la corporation. Ils exigent la libération de Boukary Daou.

Le directeur de publication du Républicain est détenu depuis le 6 mars.

Il a été arrêté suite à la publication par son journal d'une lettre de militaires dénonçant les avantages accordés au capitaine Amadou Haya Sanogo, le meneur du coup d'Etat de mars 2012.

Pour Makan Koné, président de la Maison de la Presse du Mali, la procédure d'interpellation de Boukary Daou ne respecte pas la loi malienne.

D'après lui, les journalistes sont soumis à une forte pression ces derniers temps.

Il dénonce des appels et des intimations, qui empêchent les professionnels "d'exercer le métier librement", ainsi que l'agression de deux journalistes dernièrement.

Il craint que cette situation ne mène les journalistes à faire preuve d'autocensure.