La Séléka serait en direction de Bangui

Les rebelles de la Séléka
Image caption La coalition armée avait annoncé mercredi la préparation d'une attaque

En République centrafricaine, les discours s'opposent entre les rebelles et la présidence sur la menace d'attaque qui plane sur Bangui.

En fin de matinée, un militaire de la Séléka affirmait à l'AFP avoir forcé un barrage tenu par la Fomac, la mission militaire des Etats d'Afrique centrale, à Damara.

Ce barrage-clé, situé à 75 kilomètres au nord de Bangui, est l'ultime obstacle pour la coalition rebelle avant la capitale centrafricaine.

La présidence a nié la menace sur les ondes de la radio nationale afin de rassurer la population.

"Le verrou de la CEEAC (Communauté économique des Etats d'afrique centrale) à Damara n'a pas sauté. Je viens au nom du président de la République demander aux habitants de Bangui de garder le calme, la tranquillité et de vaquer à leurs occupations. Ils ne doivent pas céder à la panique", s'est ainsi exprimé dans une déclaré le directeur de la presse présidentielle Zama Javan Papa en sango, la langue traditionnelle la plus pratiquée dans le pays.

C'est donc une guerre des mots qui oppose les deux parties alors que le chef d'Etat François Bozizé vit ces évènements depuis l'Afrique du Sud selon une source diplomatique.

Dans la matinée, le porte-parole de la rébellion Eric Massi s'était fait précis auprès de l'AFP en précisant que "la prise de la ville n'a pris que 15 minutes" en ajoutant que la sécurisation était en cours.

Mercredi, la rebéllion avait annoncé élaborer une stratégie d'attaques après l'expiration de son ultimatum concernant le non-respect des accords de Libreville.

Dans la foulée, François Bozizé avait tenté de détendre l'atmosphère avec deux décrets dont l'un annonçant la libération de prisonniers politiques.

Il n'en a rien été car la Séléka réclame toujours la présence de certains de ses membres dans l'armée centrafricaine mais aussi le départ des armées sud-africaines et ougandaises présentes sur le territoire à la demande du président centrafricain.