En quête de légalité pour la RCA

  • 3 avril 2013
Idriss Deby
Image caption Idriss Deby est accusé par François Bozizé d’être le soutien de la Séléka

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) sont dans la capitale tchadienne pour une rencontre extraordinaire.

Les présidents sud -africain, Jacob Zuma, et béninois Thomas Yayi Boni, participent à ce sommet consacré à la situation en Centrafrique.

L'ancien président de la Centrafrique n'est pas au rendez-vous de Ndjamena, alors qu'il avait souhaité y être.

Dans une interview accordée à la BBC, François Bozizé, a en effet déclaré en avoir interpelée, sans suite, la présidence tchadienne en ce sens.

Les chefs d'Etat tenteront d'élaborer un cadre constitutionnel dans lequel se déroulera la transition.

La constitution centrafricaine, dissoute par les nouvelles autorités, confiait l'intérim de la présidence de la république au Président de l'Assemblée nationale en cas de vacance de pouvoir.

L'Union africaine a condamné le coup d'Etat, mais les pays de la CEEAC se sont abstenus de lui emboîter le pas.

Il s'agira donc de trouver un compromis entre cette position de principe et la reconnaissance du pouvoir de fait qui est installé à Bangui.

Michel Djotodia, l'homme fort de la Centrafrique depuis dix jours, n'est pas à Ndjamena.

Aucune raison n'a été officiellement avancée pour expliquer cette absence.

La Centrafrique est représentée par son Premier ministre Nicolas Tiangaye.

Cet ancien opposant au régime de Bozizé a été reconduit, le 27 mars, à ce poste qu'il occupait déjà, suite aux accords de paix de Libreville du 11 janvier.

Les conclusions de ce sommet donneront à voir la réalité de l'influence du Tchad et de son président dans le jeu politique centrafricain.

Dans son interview à BBC Afrique, François Bozizé a affirmé que l'assaut dont il a été victime le dimanche 24 mars avait été mené par "les forces spéciales des forces armées tchadiennes".

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