Le Rwanda réussit son emprunt

Image caption La construction d'une route à Kigali.

Le Rwanda a lancé avec son succès son premier emprunt obligataire auprès des investisseurs internationaux, levant jeudi 400 millions de dollars.

L'émission sur 10 ans, gérée par BNP Paribas et Citigroup, a été réalisée à un taux de 6,875%, et a été largement sursouscrite, indiquant une forte demande.

Le gouverneur de la banque centrale du Rwanda a salué l'opération, estimant qu’elle prouvait que le Rwanda était considéré comme un “gestionnaire mature” de son économie.

Kigali utilisera les fonds récoltés pour rembourser d’autres emprunts, financer un projet hydraulique, et la construction d’un centre de convention à Kigali.

L’appétit des investisseurs pour cet emprunt traduit la confiance dans les perspectives de croissance du Rwanda.

Le pays affiche depuis 2003 une croissance annuelle moyenne de 8%.

Les investisseurs, confrontés à des taux extrêmement bas dans les pays occidentaux, recherchent par ailleurs des placements plus intéressants, et misent donc sur des pays comme le Rwanda qui font leurs débuts sur le marchés des capitaux internationaux.

"L'opération a été précédée d'une tournée des investisseurs à Hong Kong, Singapour, Londres, Munich, Francfort, Boston, où la présentation de l'émission a été très bien accueillie", a relevé auprès de l'AFP Nick Darrant, responsable de la syndication de dette en Europe centrale et de l'Est, Moyen-Orient et Afrique chez BNP Paribas.

Le Rwanda était confronté depuis plusieurs mois à une diminution de l’aide internationale, en raison d’accusations de soutien à la rébellion dans l’est de la RDC.

Si les investisseurs plébiscitent la gestion économique du président rwandais Paul Kagamé, ses critiques dénoncent son style autocratique.