Nelson Mandela attaqué par ses filles

  • 20 mai 2013

Les filles de Nelson Mandela poursuivent en justice l’ancien président sud-africain dans le cadre d’une bataille sur son héritage.

Selon le quotidien The Star, Mekaziwe et Zenani Mandela désirent obtenir le droit de contrôler son argent et les ventes des œuvres d’art en sa possession.

Les deux filles s'étaient déclarées directrices de deux fonds d'investissement, deux fonds Harmonieux, Magnifique et Tinancier Investments and Holdings, créés pour gérer les revenus générés par la commercialisation de produits autour de l’image du Prix Nobel de la Paix et notamment de sa main.

Mais une décision de justice prise en 2004 par la Haute Cour de Johannesbourg avait retiré le droit de gestion du patrimoine financier et des affaires de Mandela à l’avocat Ismail Ayob, qui les défend aujourd’hui.

Elles réclament l’annulation de cette décision judiciaire.

Trois proches de Mandela poursuivis

Bally Chuene, avocat de Nelson Mandela, a donné ces précisions mercredi dernier dans un document remis aux juges de ce même Tribunal, dans le cadre du procès qui les oppose aux deux sœurs.

Mais d'après lui, l'ex chef d'état ne veut pas laisser ses filles se mêler de ses affaires.

"M. Mandela a clairement dit à Makaziwe et Zenani qu'il ne voulait pas qu'elles se mêlent de ses affaires et que les seules personnes qu'il voulait être impliquées étaient moi-même, l'avocat Bizos, M. Sexwale et les autres personnes qu'il avait nommées. M. Mandela voulaient que Makaziwe et Zenani démissionnent", a écrit l'avocat Bally Chuene dans un document remis à la Haute Cour de Johannesburg, selon le quotidien The Star.

Les deux filles de « Madiba » sont au cœur d’une bataille judiciaire avec l’entourage de leur père.

En avril dernier, elles avaient attaqué en justice l’avocat de Nelson Mandela, George Bizos, ainsi que deux de ses proches Bally Chuene et le Ministre du Logement Tokyo Sexwale.

Les trois hommes ont des postes d’actionnaires ou au conseil d’administration de deux fonds Harmonieux, Magnifique et Tinancier Investments and Holdings.

Mais selon elles, ils doivent tous les trois démissionner car ils se seraient imposés à la tête de ces fonds estimés à 1,7 million de dollars.

Les intéressés nient les faits et affirment qu’ils sont été nommés par Nelson Mandela en personne.