Le porte-parole d’Ansar Dine se rend

  • 20 mai 2013
Des combattants d'Ansar Dine à Kidal au Mali, en août 2012.

Le porte-parole du mouvement islamiste malien Ansar Dine, Senda Ould Boumama, s'est rendu samedi soir à l'armée mauritanienne à la frontière avec le Mali.

Sa reddition, qui met fin à 5 mois de cavale, a été négociée par des membres de tribus des régions mauritaniennes de Bassiknou, avec lesquels il a des liens de parenté.

Senda Ould Boumama, âgé d’une quarantaine d’année, était considéré comme le bras droit du chef d’Ansar Dine Iyad ag Ghali, toujours en fuite.

Il s'était rendu célèbre par ses sorties médiatiques pendant les huit mois d’occupation du nord du Mali par les mouvements islamistes radicaux, alliés d’AQMI.

Le porte-parole d’Ansar Dine a été transféré à Nouakchott pour un interrogatoire dans les locaux de la direction de sûreté de l’Etat.

Il pourrait livrer des informations sur les organisations djihadistes qui ont régné en maître sur le nord du Mali avant d'être chassé par l'opération Serval.

Senda Ould Boumama, qui affirme être de nationalité mauritanienne, avait exprimé le 17 avril dernier son désir de se rendre aux forces algériennes et "supplié" le président mauritanien de demander son extradition pour "être jugé en Mauritanie" dans un entretien téléphonique avec Ani.

Depuis cette date, aucune information n'a filtré sur sa destination finale, l'Algérie ayant démenti sa reddition à ses forces armées.

La Mauritanie n’a pas participé à l'opération Serval, mais a assuré un déploiement de son armée sur la frontière avec la Mali, pour empêcher, selon Nouakchott, toute incursion terroriste.