Les Frères Musulmans dans la rue

Les partisans de Mohamed Morsi vont descendre dans les rues, 48 heures après la chute du président élu en 2012.

L'armée a déclaré qu'elle tolérait des "manifestations pacifiques".

Jeudi, les Frères musulmans ont écarté la proposition du président par intérim Adly Mansour de participer à un gouvernement de transition.

Marqués par l'amertume, les islamistes espèrent mobiliser leurs supporters pour marquer leur désaccord avec la destitution du pouvoir du premier président égyptien élu démocratiquement Mohamed Morsi, déposé vendredi.

C'est un véritable test pour la teneur de leurs soutiens.

Le porte-parole des Frères Musulmans Gehad al-Haddad a déclaré que son courant refuserait de coopérer avec le nouveau régime.

Mohamed Morsi et des membres de son entourage sont détenus par l'armée.

Dans ce climat, la Maison Blanche a demandé expressément que les autorités égyptiennes ne procèdent pas à des "arrestations arbitraires"

Le Ministre égyptien des affaires étrangères Mohamed Kamel Amr a assuré au Secrétaire d'Etat américain John Kerry qu'il ne sera pas procédé à "des châtiments ou des actes de vengeance".

Un soldat égyptien tué au Sinaï

Par ailleurs, dans la péninsule de Sinaï, un soldat égyptien a été tué lors d'une attaque à la roquette et à la mitrailleuse tôt dans la matinée.

Deux soldats ont également été blessés près du point de contrôle de l'armée à proximité de l'aéroport al-Arish, dans le nord de la péninsule.

Un poste de police a également été attaqué à la roquette selon des sources de sécurité.

Ces incidents suivent les menaces de représailles émises publiquement par des islamistes après l'éviction de l'ancien président Morsi.

Hors des frontières égyptiennes, l'Union Africaine pourrait suspendre ce vendredi le pays de son organisation lors d'une réunion de son Conseil de Paix et de Sécurité.

L'Union Africaine qualifie l'éviction du pouvoir de Mohamed Morsi d'"anticonstitutionnelle".

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