Le Yemen demande de l'aide

  • 5 juillet 2013
Des migrants éthiopiens dans le camp de transit d'Haradh à frontière entre le Yémen et 'Arabie séoudite.
Des migrants éthiopiens dans le camp de transit d'Haradh à la frontière entre le Yémen et l'Arabie séoudite.

Le Yémen a demandé l'aide de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour faire face à l'afflux d'environ 200.000 Yéménites, des travailleurs migrants en situation irrégulière obligés de quitter l'Arabie saoudite.

Le Yémen a demandé à l'OIM de fournir des abris, un accès à l'eau, avec l'aménagement de puits et des navettes de camions, des produits de base non alimentaires et des kits d'hygiène, selon un un communiqué de l'agence onusienne publié vendredi.

Sanaa demande que l'assistance médicale qui a été fournie à Haradh, ville frontalière, aux migrants venus de la Corne de l'Afrique par l'OIM, et cherchant à entrer en Arabie Séoudite, soit aussi étendue aux Yéménites qui quittent ce pays.

Certains y étaient installés depuis deux ou trois générations.

L'OIM souligne qu'avec l'installation par les Saoudiens d'une barrière tout le long de la frontière et les nouvelles dispositions sur le séjour des travailleurs étrangers environ 25.000 migrants sont bloqués à Haradh "souvent dans des conditions terribles, sans abris adéquats, sans accès à de la nourriture, à l'eau et à une assistance médicale".

Deux migrants éthiopiens qui ont dormi à la belle étoile près du camp de transit d'Haradh (Yémen).

L'OIM, qui dispose d'une clinique sur place, a, depuis 2007, aidé 17.000 Ethiopiens volontaires à rentrer chez eux.

Depuis avril, elle a organisé des vols pour 765 Ethiopiens, dont un tiers étaient des mineurs non accompagnés.

Face à cet afflux l'agence onusienne lance un appel urgent pour réunir 3 millions de dollars.

En juin l'Arabie saoudite avait expulsé en deux mois 180.000 étrangers en situation irrégulière, qui ont accepté de partir avant l'expiration d'une amnistie royale.

Début juillet cette amnistie royale pour les travailleurs étrangers a été prolongée de 4 mois afin qu'ils se mettent en conformité avec la loi.

L'Arabie saoudite compte 8 millions de travailleurs étrangers selon des chiffres officiels et le nombre des clandestins est estimé à deux millions.