Mohamed Morsi a été ''enlevé''

  • 22 juillet 2013
Les enfants de l'ex Président
La famille de Morsi entend saisir la justice

Les proches du président égyptien déchu, Mohammed Morsi, ont accusé l'armée d'avoir ''enlevé'' l'ex-chef d'Etat.Sa fille, Shaimaa, a déclaré lors d'une conférence de presse au Caire que la famille a décidé d'entreprendre des actions judiciaires contre les militaires.

Depuis qu'il a été chassé du pouvoir le 3 Juillet, Mohamed Morsi est détenu dans un lieu tenu secret, sans qu'il soit inculpé.

Sa famille a dit qu'elle tenait les militaires responsables de sa sécurité.

C'est la première déclaration de ses proches depuis que M. Morsi a été destitué.

"Nous allons entreprendre des actions judiciaires au plan local et international contre Abdul Fattah al-Sisi, le responsable du coup d'Etat militaire sanglant, et tous les putschistes", a déclaré Shaimaa Morsi aux journalistes.

Elle a également indiqué que la famille souhaitait que la Cour pénale internationale mène une enquête sur les événements qui ont conduit à l’éviction du pouvoir de l’ancien président.

L'un des fils de M. Morsi, Osama, a déclaré qu'il s'agissait tout simplement d’une violation des droits de l'homme et un scandale dans tous les sens du terme.

Il a également qualifié la manière dont les militaires détiennent son père de ''rapt''.

Un portrait du président déchu Mohammed Morsi était visible derrière des barbelés lors d'une manifestation organisée par ses partisans au Caire, le dimanche 21 Juillet 2013.

Mais depuis le 3 Juillet, Mohamed Morsi n'a pas été vu en public.

La famille déclare n'avoir eu aucun contact avec lui depuis qu'il a été évincé du pouvoir.

Mohammed al-Damati, un avocat égyptien de renom et partisan de M. Morsi, a déclaré que la détention prolongée de l'ex président était aussi synonyme d'une violation des droits de l'homme.

Les Frères musulmans refusent toujours de reconnaître le nouveau gouvernement, soutenu par l'armée.

Le Mouvement continue d’organiser des manifestations de rue quasiment tous les jours au Caire.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, ont appelé à la libération de l'ancien président.

Les autorités intérimaires, elles, insistent sur le fait qu'il est détenu dans un endroit ''sûr''.