Zimbabwe: tension électorale

  • 30 juillet 2013
Dans affiches de campagne dans une rue d'Harare, le 30 juillet 2013.

La police anti-émeute s’est déployé au Zimbabwe, à la veille des élections, qui opposent deux rivaux, le président Robert Mugabe, et le Premier ministre Morgan Tsvangirai.

Quelque 6,4 millions de Zimbabwéens sont appelés aux urnes pour des élections législatives et présidentielle.

Selon la radio d'état, des milliers de policiers ont été envoyés dans la province des Midlands au centre du pays, tandis que des policiers armés d’armes automatiques patrouillaient dans les townships de Highfield et Mbare, à Harare.

Ces quartiers défavorisés de la capitale sont considérés comme acquis à la cause du MDC de Morgan Tvangirai, et étaient au coeur des violences électorales de 2008, quand 200 militants du MDC avaient été tués.

Cette élection marque la fin de 4 années de gouvernement d’union nationale.

La campagne s’est déroulée dans un calme relatif, sans incidents violents, malgré des accusations d’intimidations.

En l’absence de sondages fiables, il est impossible de prédire si Morgan Tvangirai a une chance de battre Robert Mugabe, au pouvoir depuis 33 ans sans interruption.

Les deux partis, le ZANU-PF et le MDC prédisent chacun une large victoire.

En cas de résultat serré, un second tour est prévu le 11 septembre. Les observateurs occidentaux ayant été interdits, le scrutin sera surveillé par 500 observateurs régionaux et 7.000 observateurs domestiques.

Morgan Tvangirai a appelé les observateurs africains à ne pas approuver le vote simplement parce qu’ils ne constateraient pas de violences.

“Mugabe est un des dictateurs les plus coriaces. Il truque cette élection de manière plus sophistiquée que lors des précédentes campagnes d’intimidation, d’attaques physiques et de tueries du ZANU-PF”, a déclaré Morgan Tvangirai.

Robert Mugabea promis une élection libre: "Ce sera libre et juste. Nous ne forçons personne à voter dans un sens ou dans un autre". "Votez, votez, votez en paix, paix, paix, paix. Nous voulons la paix", a déclaré Robert Mugabe devant quelque 40.000 partisans réunis pour son dernier meeting dimanche au National Sports Stadium d’Harare.

L’organisation du scrutin a souffert de problèmes et d'irrégularités.

L 'association des avocats pour les droits de l'homme (ZLHR) s’est plainte que des listes électorales complètes n'étaient toujours pas disponibles mardi à la veille du scrutin présidentiel, malgré les assurances de la commission électorale.