Rwasa : un retour mouvementé

  • 6 août 2013
Agathon Rwasa
Image caption Agathon Rwasa a nié avoir été à l'étranger

Le chef de l'ex mouvement rebelle des Forces nationales de libération, FNL Agathon Rwasa est de retour à Bujumbura après trois ans de maquis.

Des dizaines de policiers l'ont empêché de tenir sa première réunion prévue mardi avec ses militants expliquant qu'il n'avait pas les autorisations requises. Ses partisans s'en plaignent.

Il s'est donc adressé à la presse depuis sa résidence privée.

M Rwasa a nié avoir été à l'étranger et a déclaré qu'il se présenterait à l'élection présidentielle de 2015.

Il a mis fin à sa rébellion en 2009 puis a disparu avant les élections de 2010, affirmant que sa vie était en danger.

C'était l'un des scrutins les plus importants depuis la fin de la guerre civile qui a duré plus de douze ans.

Interrogé au sujet des élections de 2015 par Focus on Africa TV, il a déclaré que ''le temps des armes est révolu''.

Il a nié les informations selon lesquelles il avait fui en République démocratique du Congo, soulignant qu'il s'agissait tout simplement d'un ''exil intérieur'' et a notamment insisté sur le fait qu'il avait toujours des craintes pour sa sécurité.

Le président Pierre Nkurunziza et M. Rwasa ont tous les deux dirigé des groupes rebelles principalement hutus, pour lutter contre l'armée, dominée par la minorité tutsie pendant la guerre civile, qui a provoqué la mort d'environ 300.000 personnes.

Le FNL de M. Rwasa a refusé de mettre fin aux combats lorsque les autres factions belligérantes ont mis en place un gouvernement d'union, processus qui a abouti à la tenue des élections en 2005.