Ouganda : controverse autour d'une loi

  • 6 août 2013
Image caption Le président ougandais Yoweri Museveni est accusé de vouloir étouffer toute dissension

La loi a été votée par le Parlement, en dépit de vives critiques d'organisations de défense des droits de l'homme, de leaders religieux, et de députés de l'opposition.

La nouvelle loi donne le droit à la police de disperser tout rassemblement de plus de 3 personnes discutant de questions politiques, même à domicile.

Ses détracteurs accusent le président ougandais Yoweri Museveni de vouloir étouffer toute dissension.

Amnesty International parle de "coup sérieux porté au débat politique".

L'organisation affirme que le projet de loi fait partie d'un modèle de répression, qui a entrainé la fermeture de deux journaux et deux stations de radio dans le pays en mai 2013.

Ces organes de presse avaient tout simplement publié des informations faisant état d'un présumé complot gouvernemental qui visait à assassiner des députés de l'opposition.

Une autorisation de la police sera dorénavant nécessaire si au moins trois personnes ou plus veulent se rencontrer publiquement pour discuter de sujets ayant trait à la politique.

''C'est une mauvaise loi qui restreint non seulement la liberté de parole et d'expression mais elle entrave aussi les valeurs démocratiques'', a déclaré le député indépendant Moses Kasibante.

Le projet de loi stipule que la police a le droit de refuser des demandes au motif que le lieu de la rencontre est déjà occupé, considéré comme inadéquat ou ''pour tout autre motif jugé raisonable''.