82 enfants séparés d'une milice en RDC

  • 17 août 2013
Un combattant Maï Maï montant la garde au camp de Kiseguro (90 km au nord de Goma).
Un combattant Maï Maï montant la garde au camp de Kiseguro (90 km au nord de Goma).

Plus de 80 enfants, dont certains n'ont que huit ans et qui avaient été recrutés de force par la milice Bakata-Katanga, dans l'est de la RDC ont pu été libérés et ont pu rejoindre leurs familles, a annoncé vendredi l'ONU.

La Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) a salué vendredi dans un communiqué "la séparation de 82 enfants, dont 13 filles, du groupe armé Maï Maï Bakata-Katanga, survenue entre le 13 et le 15 août 2013".

L'âge de ces 82 enfants dont 13 filles, varie entre 8 et 17 ans.

D'après la Monusco ils avaient été recrutés de force au cours des six derniers mois par la milice dans les territoires de Moba, Monono, ainsi qu'à Kayumba et Kabwela.

Les enfants, selon la Monusco, ont été "identifiés et séparés" des miliciens "grâce à une action combinée des agences oeuvrant dans le domaine de la protection de l'enfant".

Quarante d'entre eux ont été "immédiatement" ramenés à leur famille et les autres ont été pris en charge en attendant leur tour.

Le chef de la Monusco, Martin Kobler, a rappelé que le recrutement d'enfants constitue un crime de guerre.

La Monusco estime que, "depuis le début de cette année, 163 enfants, dont 22 filles, ont été séparés des Maï Maï Bakata-Katanga par la Monusco et les partenaires oeuvrant dans le secteur de la protection de l'enfant".

Depuis plusieurs mois, la province, principale région économique de la RDC, grâce à d'importantes ressources minières, est agitée par des troubles menés par les indépendantistes Bakata-Katanga.

Ils critiquent la mauvaise répartition des richesses entre le Nord de la province, déshérité, et le Sud, exploité par de nombreuses compagnies étrangères.

En mars, des commandos des Bakata-Katanga, ou Kata Katanga, étaient venus jusque dans le centre de Lubumbashi, le chef-lieu de la province.

Venus du Nord, ils avaient défilé en ville armés - avec des enfants - jusqu'à ce que des combats les opposent à l'armée aux abords du gouvernorat.

Le bilan officiel de ces affrontements avait été de 23 morts.

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