Afrique du Sud: la grogne monte

Image caption Des ouvriers de l'automobile en grève manifestent devant l'usine Ford à Pretoria, le 20 août 2013.

L’Afrique du Sud est confrontée à une nouvelle vague de grèves dans des secteurs clé de son économie.

Le mouvement de contestation sociale menace désormais le secteur de l’or, déjà pressurisé par une hausse des coûts et la chute des prix du métal précieux.

Malgré les appels du président Jacob Zuma, le premier syndicat du pays, le NUM, a annoncé une grève de ses adhérents dans la construction à partir de lundi.

Le NUM envisage aussi d’appeler à la grève dans l’industrie de l’or, qui pourrait commencer mercredi prochain, après une impasse dans les négociations salariales avec les compagnies minières.

La production automobile est paralysée depuis quatre jours par une grève des 30.000 ouvriers du secteur.

La grève affecte des constructeurs tels que Toyota, Ford et General Motors avec des usines dans le pays.

Chaque jour de grève dans l’automobile coûte 60 millions de dollars à l’économie sud-africaine, déjà chancelante. L’incertitude économique pèse sur le monnaie sud-africaine, le rand, qui a chuté à son plus bas depuis 4 ans face au dollar.

Les exigences de hausse salariales et le militantisme accru chez les travailleurs sud-africains confrontés à une hausse du coût de la vie, représente un problème majeur pour l’ANC, le parti au pouvoir, avant les élection générales de 2014.