Afrique du Sud : vagues de grêves

Image caption La vague de grève met davantage à mal l'économie sud-africaine déjà nerveuse.

En Afrique du Sud, les employés des secteurs du batiment et de l'aéroportuaire observent une grève pour exiger de meilleurs salaires; un coup dur supplémentaire pour une économie sud-africaine déjà en proie au malaise.

Cette double grève intervient à la suite de l'arrêt du travail des employés de l'automobile; un arrêt qui dure depuis la semaine dernière.

Les mineurs sud-africains, aussi mécontents, menacent de déposer leurs outils et de rejoindre leurs camarades grévistes des autres secteurs.

Le pays est agité par ces remous dans un contexte où le rand, la monnaie nationale, a perdu 17% de sa valeur face au dollar.

Hausse

La grève des travailleurs du secteur de l'aéroportuaire a occasionné des retards au principal aéroport de Johannesbourg.

Selon le correspondant de la BBC en Afrique du Sud, Will Ross, les grèves sont assez fréquentes en Afrique du Sud en cette période de l'année où se négocie la hausse annuelle des salaires.

Le gouvernement a appelé les travailleurs à s'assurer que leurs mouvements se dérouleront sans incidents.

L'année dernière, 34 mineurs grévistes employés dans l'exploitation du platine ont été abattus par la police après que des manifestations ont dégénéré.

Selon le syndicat national des mineurs, 90 000 travailleurs du batiment observent l'arrêt du travail de ce lundi.

Pression

La grève d'employés du secteur de l'automobile coûterait des millions de dollars par jour à l'Etat, le secteur contribuant à hauteur de 6% au PIB, selon l'agence Reuters.

Les travailleurs de l'automobile demandent une augmentation salariale de 10%, tandis que les mineurs, pour leur part, ont rejeté une offre d'augmentation de 6%.

Selon les commentateurs, le Président Jacob Zuma est sous pression de part et d'autre.

Certains membres du parti au pouvoir, l'ANC, veulent qu'il fasse davantage pour l'allègement de la pauvreté, tandis que les milieux des affaires l'incitent à s'attaquer à la bureaucratie pour attirer les investisseurs étrangers en vue de relancer l'économie sud-africaine.

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