Joseph Kabila promet des réformes

  • 5 octobre 2013
Le président Kabila a promis de soumettre au parlement des "mesures importantes" à l'issue des concertations nationales.
Image caption Le président Kabila a promis de soumettre au parlement des "mesures importantes" à l'issue des concertations nationales.

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a promis samedi de convoquer rapidement le Parlement pour présenter des "mesures importantes", fondées sur des propositions faites à l'issue d'un mois de "concertations nationales".

Pour répondre aux demandes de meilleure gouvernance adressées au pouvoir, "à brève échéance je convoquerai les deux chambres du Parlement en Congrès", a déclaré samedi le président Kabila, qui clôturait les assises nationales.

Celles-ci ont réuni pendant près d'un mois plusieurs centaines de délégués de la majorité ainsi que d'une partie de l'opposition et de la société civile.

"A cette occasion, des mesures importantes seront annoncées pour répondre aux préoccupations légitimes des délégués, et par delà, à celles du peuple", a promis le chef de l'Etat, après qu'on lui ait remis officiellement les recommandations émanant des cinq groupes thématiques.

Selon une source proche de la présidence, M. Kabila pourrait s'adresser au Congrès dès la semaine prochaine.

L'hypothèse d'un remaniement ministériel est aussi évoquée.

"Message bien reçu"

Mais l'actuel Premier ministre Augustin Matata Ponyo devrait conserver son poste.

Rendues publiques jeudi sous la forme d'un catalogue de bonnes intentions, les propositions des "concertations nationales" prônent d'une manière générale une meilleure gouvernance et un renforcement du rôle de l'Etat.

Son autorité est contestée par de multiples groupes armés dans de larges portions de la moitié Est du pays.

Josepoh Kabila qui a succédé à son père assassiné en 2001, a été ré-élu à la tête de l'Etat pour un second mandat de cinq ans en 2011.

L'opposition qui a constesté les résultats des dernières élections, le soupçonne de vouloir modifier l'article de la Constitution limitant à deux le nombre de mandats présidentiels.

M. Kabila a cependant reconnu que le "message" politique adressé par les concertations nationales était que les délégués tiennent "au cadre institutionnel qui régit (le) pays".

Les concertations nationales ont été boycottées par le chef de l'UDPS, le premier parti d'opposition, Etienne Tshisekedi, qui ne reconnaît aucune légitimité au chef de l'Etat depuis les élections de 2011.

Vital Kamerhe, un ancien allié de M. Kabila, devenu l'un des ses opposants les plus actifs.

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