Niger: Rafini devant le Parlement

Le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini
Image caption Le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini

Le Premier ministre nigérien a engagé samedi la responsabilité de son gouvernement devant les députés.

En cas de rejet, l'équipe de Brigi Rafini doit immédiatement rendre sa démission.

Le processus du vote de la motion de confiance est ainsi enclenché. Le chef du gouvernement, Brigi Rafini, a soumis son programme économique et social à l’Assemblée nationale pour vérifier s’il dispose du soutien de la majorité des députés composant cette Assemblée.

Pendant plus d’une heure, Rafini a passé en revue les articulations de son plan de développement économique et social.

Après quoi le président de l’Assemblée nationale, Hama Amadou, a suspendu la séance pour 30 minutes, afin de permettre aux députés qui veulent poser des questions au Premier ministre de s’inscrire.

Motion attendue en fin de journée

La séance a repris avec les échanges entre les parlementaires et le chef du gouvernement. Ce n’est qu’en fin de journée samedi que devrait intervenir le vote de la motion de censure.

Cette action engagée par le pouvoir respecte les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 107 de la Constitution nigérienne, qui indique : "Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale en posant la question de confiance sur le vote d’un texte. Le texte est considéré comme adopté s’il recueille la majorité absolue des votes."

Pour faire accepter le texte qu’il soumet au vote de confiance, Brigi Rafini doit nécessairement décrocher le vote en sa faveur de 57 députés sur les 113 de l’Assemblée nationale.

Autrement, il endurera les effets de l’article 108 suivant de la Constitution nigérienne qui dispose : "Lorsque l’Assemblée nationale adopte une motion de censure, désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du gouvernement ou lui refuse sa confiance à l’occasion du vote d’un texte, le Premier ministre remet au président de la République la démission du gouvernement."