Prêtre enlevé: les recherches se poursuivent

  • 14 novembre 2013
Image caption Des troupes d'élites camerounaises du BIR, en décembre 2012, dans le nord du pays.

Les forces de défense sont déployées dans le Nord du cameroun, pour tenter de retrouver le prêtre Georges Vandenbeusch, enlevé dans la nuit de mercredi à jeudi.

Elles ont été déclarées "en alerte générale".

Le président français François Hollande a indiqué pour sa part que "tout sera fait pour qu'il puisse être libéré", même si le prêtre, le curé de la paroisse de Nguetchewe, "avait été prévenu du risque".

Il a également demandé aux ressortissants français "de ne pas mettre en danger leur vie".

L'enlèvement aurait été commis par des membres de la secte nigériane Boko Haram, et il intervient huit mois apres celui d'une famille francaise dans la même région.

Le Cameroun et le Nigéria partagent plus d'un millie de kilomètres de frontières, caractérisées par leur porosité.

le Nord du Ngéria est confronté depuis quelques années à la menace des militants de Boko Haram, qui n'hésitent plus à franchir la frontière vers le voisin camerounais.

L'afflux de milliers de réfugiés nigérians, dû aux opérations de l'armée nigériane contre Boko Haram, complique la tâche des forces de défense camerounaises: elles ont du mal à distinguer les simples réfugiés des membres de la secte islamiste.

Le Nord Cameroun dépend amplement du Nigeria pour ses approvisionnements, et souffre de la fermeture de la frontière.

Un accord de coopération transfrontalière existe entre les deux pays. il est question de mutualiser les moyens pour neutraliser Boko Haram.

Le rapt du curé est survenu dans la région où sept Français d'une même famille, les Moulin-Fournier (un couple, leur quatre enfants, et le frère du mari), avaient été enlevés en février avant d'être libérés fin avril.

Ils avaient été emmenés au Nigeria.

Leur rapt avait été revendiqué par le groupe islamiste nigérian Boko Haram, actif dans le nord du Nigeria, une zone troublée depuis plusieurs années par des attentats et des assassinats violemment réprimés par les forces de sécurité nigérianes.

Boko Haram avait reçu une rançon de 3 millions de dollars pour la libération de la famille, selon un rapport confidentiel du gouvernement nigérian.

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