Guinée: heurts à Conakry

  • 25 novembre 2013
Image caption Avant les élections, plus de 50 personnes avaient été tuées lors des heurts.

Au moins une personne a été tuée par balle, et plusieurs autres blessées dans la capitale guinéenne Conakry, lors d’une journée “ville morte” à l'appel de l'opposition pour protester contre les résultats des élections législatives.

Un jeune d’une vingtaine d’année a été tué d'une "balle au cou” dans le quartier de Bambéto.

Le père de la victime, Mamdou Dian Barry, a accusé la police d’avoir tiré.

Des groupes de jeunes avaient barricadé les routes dans des quartiers de Conakry, notamment à Hamdallaye, brûlant des pneus et jetant des projectiles sur les policiers, venus les disperser avec des gaz lacrymogènes.

Plusieurs policiers figurent parmi les blessés.

Journée “ville morte”

Ces incidents ont éclaté marge en marge d'une journée “ville morte" à l'appel de l'opposition, qui rejette la décision de la Cour Suprême de valider les résultats des élections législatives du 28 juillet, donnant une majorité de 53 sièges sur 114 au RPG, le parti du président Alpha Condé.

L’opposition dénonce des irrégularités dans le scrutin, censé compléter la transition de la Guinée vers le pouvoir civil.

Plus de 50 personnes avaient été tuées lors de violentes manifestations qui avaient précédé l'élection.

Ces nouveaux heurts ont éclaté alors que le président guinéen était en voyage à Abu Dhabi pour une conférence de deux jours destinée à attirer les investisseurs en Guinée.

Des magasins fermés

La journée ville morte ce lundi n’a été que partiellement suivie.

Des magasins étaient fermés dans la plupart des marchés de Conakry.

”’J’etais venue acheter le petit déjeuner pour les enfants, mais malheureusement toutes les boutiques sont fermées”, a déclaré à BBC Afrique une habitante du quartier de Kipé.

Mamadi Kaba, commerçant, a ouvert sa boutique d’alimentation générale, pour survenir à ses besoins, et permettre aux clients de “venir chercher leur téléphone” déposé pour rechargement.

Dans la commune de Kaloum, le centre des affaires, les gens ont vaqué à leur travail.

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