Libye: l’armée affronte des islamistes

Image caption Un combattant de l'armée libyenne lors de combats avec Ansar Ashariaa dans le quartier de Ras Obeida à Benghazi, le 25 novembre 2013.

9 personnes ont été tuées et 49 blessées lors d’affrontements entre l’armée libyenne et le groupe islamiste Ansar Ashariaa, à Benghazi, dans l’est de la Libye.

Le gouvernement libyen a appelé lundi les habitants au calme.

Des habitants en colère ont incendié un des locaux du groupe salafiste.

Des coups de feu ont été entendus jusqu’à l’aube et de la fumée était visible dans certaines parties de la ville.

Ces nouveaux combats sont parmi les plus violents jamais vu entre les forces gouvernementales et la milice Ansar Ashariaa, soupçonnée de l’assassinat de l’ambassadeur américain Christopher Stevens en 2012.

Ces affrontements ont éclaté vers 2 heures du matin quand un civil a été stoppé à un barrage d’Ansar Ashariaa car il portait une arme, selon un haut responsable.

Le civil aurait été battu, poussant les forces spéciales à intervenir.

Image caption Un local du groupe salafiste Ansar Ashariaa à Benghazi, incendié par des habitants en colère, le 25 novembre 2013.

Celles-ci ont alors été prises pour cible par la milice.

Le gouvernement libyen a du mal à maîtriser les milices qui contrôlent certaines parties du pays, et qui ont contribué à renverser Mouammar Khadafi en 2011.

Le gouvernement libyen a ordonné aux milices de désarmer ou de rejoindre les rangs de l’armée.

Les forces de l'ordre sont régulièrement la cible d'attaques attribuées aux groupes islamistes.

Ansar Ashariaa a été créé après la chute du régime de Kadhafi, et son bras militaire est composé d'anciens rebelles ayant combattu les forces loyalistes en 2011.

L'organisation prône la charia comme unique source de législation en Libye et exige que la justice applique immédiatement la loi islamique.

Elle mène aussi des actions caritatives, sociales et de prédication.

Profitant du vide sécuritaire après la chute de Mouammar Kadhafi, Ansar Ashariaa fait la loi en particulier dans l'est du pays, où le groupe contrôle des quartiers à Benghazi, de Syrte et de Derna.