Bangui: les soldats français attaqués

  • 6 décembre 2013
Image caption Les soldats français patrouillent à Bangui

Les troupes françaises en République Centrafricaine se sont battues près de l’aéroport de Bangui.

Selon un porte-parole de l’armée française, les troupes françaises ont détruit un camion transportant des hommes armés qui leur tiraient dessus et visaient également des civils réfugiés à proximité.

L’attaque s’est produite jeudi, peu de temps avant l’assentiment de l’ONU pour une opération menée par la France dans le but de protéger les civils et d’empêcher de nouvelles violences.

Un détachement d’hélicoptères français se dirigeait vers Bangui après la décision de l’ONU, et le Royaume-Uni s’apprêtait à envoyer un avion de transport.

Plus de 100 personnes sont mortes jeudi dans des combats entre anciens rebelles et partisans du président renversé François Bozizé.

“A l’aube (jeudi) un pick-up transportant des hommes armés a ouvert le feu trois fois en direction de civils et de troupes françaises. Au troisième coup de feu, nous avons répondu et détruit le véhicule », a déclaré le porte-parole de l’armée française Gilles Jaron.

Au moins deux hommes armés ont été touchés pendant l’attaque, mais il n’y a pas eu de blessés parmi les civils ou les soldats, a déclaré l’armée.

Plusieurs centaines de civils ont fui en direction de l’aéroport pour chercher refuge auprès des 400 troupes françaises stationnées sur place.

Violence inter-communautaire

Plusieurs heures après l’attaque de jeudi, le président français François Hollande déclairait vouloir agir “immédiatement” afin de doubler le contingent français déjà présent sur place.

« L’opération a commencé dans la mesure où les forces françaises qui étaient présentes à l’aéroport de Bangui avec un mandat limité pour protéger cet aéroport et les Centrafricains ont commencé à patrouiller la ville la nuit dernière. », a déclaré le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian

Mais la situation est toujours instable, et les risques d’une nouvelle flambée de violences sont dans toutes les têtes.

Une force de maintien de la paix comprenant environ 2500 soldats est déjà présente sur place.

Elle a été placée sous mandat de l’ONU pour 12 mois et bénéficiera au total 3600 soldats africains, auxquels s’ajouteront 1200 soldats français.