Centrafrique : l'Europe au front ?

  • 18 décembre 2013

Un soutien aux opérations de la France et à la MISCA figure au menu du sommet européen de jeudi et vendredi.

Paris se démène pour y parvenir mais risque de ne pas obtenir autre chose qu’une aide logistique.

Côté belge, le Ministère de la Défense dément l’envoi à Bangui des militaires.

La France s’efforce de ne pas apparaître comme isolée sur la scène centrafricaine.

Selon le quotidien La Libre Belgique durant la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela, le président François Hollande a demandé au Premier ministre belge, Elio di Rupo, l’envoi d’une force de protection pour l’aéroport de Bangui.

Lundi, Laurent Fabius a tenté de mobiliser ses partenaires européens.

Plusieurs journaux avaient évoqué la possibilité de l’envoi de 150 soldats belges en Centrafrique dans ce cadre.

Mais le ministère de la Défense comme l'état-major de l'armée belge ont déclaré qu’une telle annonce est prématurée.

Seule confirmation : la mise à disposition pour l'opération française Sangaris de deux avions de transport, un Airbus A330 et Hercules C-130H.

Dans la coalition gouvernementale, il y a des divergences.

Les socialistes ne sont pas enthousiastes : ils ne veulent pas engager de troupes sur un autre théâtre avant d’être sûr que tous les soldats belges seront rapatriés d’Afghanistan.

De l'argent mais pas de troupes

Cela nuance les propos de Laurent Fabius qui avait déclaré mardi à la tribune de l’Assemblée nationale que les troupes françaises seraient bientôt rejointes par celles d’autres pays européens.

Côté britannique, on veut bien mettre un avion de transport C-17 à disposition.

Mais hors de question, d’envoyer des troupes au sol.

Même tonalité en provenance de Madrid, de Berlin, de La Haye et de Varsovie.

Ici, la Commission européenne comme le Service Européen d’Action Extérieure préfèrent communiquer sur le financement de 50 millions d’euros pour la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, sous conduite africaine, la MISCA.