Soudan du Sud: l'armée avance sur Bor

Image caption Cette image publiée par les Nations unies (ONU) montre des civils blessés à Bor, la capitale de l'Etat de Jonglei, où auraient eu lieu les pires affrontements entre les troupes gouvernementales et les rebelles

Les troupes fidèles au président Salva Kiir se disent prêtes à reprendre la ville contrôlée par les rebelles.

S’adressant au parlement sud-soudanais, Kiir a affirmé que l’armée « était prête à se mettre en marche », ajoutant que la contre-attaque avait été reportée pour permettre l’évacuation des citoyens américains de la ville.

Bor, située dans l’Etat de Jonglei, était tombée aux mains des rebelles mercredi.

Après une semaine de violences ethniques au Soudan du Sud, la peur d’une guerre civile est plus que jamais dans toutes les têtes.

Le personnel humanitaire des Nations unies à Bor a décrit des scènes d'une violence extrême, dont des exécutions sommaires.

Plus tôt, l’armée sud-soudanaise avait confirmé que Bentiu, la capitale de l’Etat riche en pétrole de l'Unité, était également tombée sous le contrôle des troupes soutenant l’ancien vice-président Riek Machar.

“Nous ne contrôlons pas Bentiu”, avait déclaré le porte parole de l’armée sud-soudanaise Philip Aguer.

Selon un porte parole des Nations unies dans la capitale Juba, les bâtiments de l’organisation internationale abritent au total plus de 40 000 réfugiés.

La mission des Nations unies au Soudan du Sud a affirmé qu’elle n’abandonnerait pas les civils.

Le président Kiir a de son côté réitéré son offre de négociations avec Machar. Une délégation de ministres des affaires étrangères d’Afrique de l’Est ont proposé une médiation entre les deux parties, a-t-il expliqué devant le parlement.