MALI : ATT accusé de « haute trahison »

  • 28 décembre 2013
l'ex président malien Amadou Toumani Toure
Image caption l'ex président malien Amadou Toumani Toure

Le gouvernement malien a saisi ce vendredi le Parlement, qui abrite également la Haute cour de justice, afin de traduire en justice l'ancien chef d’état Amadou Toumani Touré, « ATT », qu'il incrimine de haute trahison.

Dans leur communiqué, les autorités de Bamako reprochent à "ATT", élu en 2002, puis réélu en 2007 et chassé du pouvoir en mars 2012 par un coup d'Etat, à un mois de la fin de son mandat, de n’avoir pas assumé ses responsabilités de chef suprême des armées en "facilitant la pénétration et l'installation des forces étrangères sur le territoire national, notamment en ne leur opposant aucune résistance".

Le gouvernement d’Ibrahim Boubacar Keita, le critique aussi pour avoir "participé à une entreprise de démoralisation de l'armée caractérisée par les nominations de complaisance d'officiers et de soldats incompétents et au patriotisme douteux à des postes de responsabilité, au détriment des plus méritants entraînant une frustration qui nuit à la défense nationale".

La faiblesse de l'ex président devant l’insurrection Touareg dans le septentrion du pays a été mise en avant par les putschistes de mars 2012, pour justifier leur coup d'Etat, qui a lui-même précipité le contrôle du nord par des extrémistes islamistes armés.

A T T réside depuis plusieurs mois au Sénégal.