Soudan du Sud : ouverture au dialogue

Des Sud-soudanais fuyant les combats entre l'armée et les rebelles
Image caption Des Sud-soudanais fuyant les combats entre l'armée et les rebelles

Au Soudan du Sud, le gouvernement et les rebelles acceptent de tenir des pourparlers en vue de l’arrêt des hostilités.

Le président du Soudan du Soudan, Salva Kiir, s’est engagé à mettre fin aux hostilités entre son armée et les rebelles dirigés par l’ancien vice-président Riek Machar, ont indiqué des médiateurs est-africains cités par la BBC.

Mais M. Machar a dit que des pourparlers devraient se tenir prochainement, pour qu’il soit possible d’espérer une trêve.

Il affirme qu’il ne participera pas à des négociations de paix si le gouvernement ne libère pas 11 de ses partisans détenus depuis le début des hostilités, qui ont duré deux semaines.

Vendredi, les combats, qui frappent au moins la moitié des 10 Etats sud-soudanais, se poursuivaient encore. Ils ont provoqué le déplacement de près de 122.000 personnes, selon l'ONU.

La communauté internationale - l’ONU en premier - redouble d'efforts pour tenter d'éviter que le pays ne sombre dans la guerre civile.

Les dirigeants de l'Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD) – organisation sous-régionale de sept pays africains - ont sommé les deux rivaux Kiir et Machar de se parler et de cesser les hostilités avant le 31 décembre. Faute de quoi, ils prendront des sanctions contre eux.

Une vieille rivalité politique

Les chefs d'Etat des pays membres de l’IGAD ont condamné la tentative de prise du pouvoir par la force, dans ce pays.

Salva Kiir accuse Riek Machar de tentative de coup d'Etat. Riek Machar nie et reproche à Salva Kiir de simplement chercher à éliminer ses rivaux.

Le récent conflit dans ce jeune pays est alimenté par une vieille rivalité politique. Il revêt aussi une dimension ethnique : les Dinka, tribu de Salva Kiir, contre les Nuer de Riek Machar.