Soudan du Sud: "Les troupes ougandaises restent"

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Le ministre des Affaires étrangères du Soudan du Sud Barnaba Marial Benjmain a indiqué que les troupes ougandaises devraient rester dans son pays.

Les États-Unis et l'Ethiopie ont demandé leur retrait, l'une des conditions définies par les rebelles suite a leur participation aux pourparlers de paix.

Mais Barnaba Marial Benjamin a déclaré que le Soudan du Sud devrait être autorisé à former des alliances. Les troupes ougandaises resteront dans son pays a-t-il dit.

M. Barnaba a également promis que le troupes n'opéreraient pas près de la frontière avec le Soudan pour éviter d'attiser les conflits régionaux.

Il a ajouté qu'il pensait que des élections auraient lieu l'année prochaine, comme prévu.

Hailemariam Desalegn, le Premier ministre éthiopien et président actuel du bloc de l'Afrique de l'Est, l'Autorité Intergouvernementale sur le Développement (IGAD ), a déclaré que le retrait des forces ougandaises du Soudan du Sud était la condition préalable essentielle au rétablissement de la paix et de la sécurité.

"Avec la mise en œuvre de la cessation des hostilités au Sud-Soudan, toutes les forces extérieures qui ont été invité par les deux parties doivent se retirer de cette operation phase par phase," selon Desalegn.

De nouvelles négociations pour résoudre la crise au Soudan du Sud se sont ouvertes dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, plus de deux semaines après que le cessez-le-feu ait été signé.

Les rebelles ont convenu de poursuivre le dialogue malgré le refus du gouvernement de libérer quatre détenus de grande envergure.

Les deux parties se sont mutuellement accusées de violer le cessez-le-feu pour mettre fin au conflit.

Des milliers de personnes sont mortes et plus de 868 000 ont fui leurs maisons depuis le début du confli le 15 Décembre 2013.

Selon l'ONU, environ 723.000 personnes ont été déplacées à l'intérieur du Soudan du Sud et 145 000 ont fui vers les pays voisins, l'Ethiopie recevant la plus forte fréquence des arrivées les plus récentes.

La crise est née d'un conflit politique entre le président Salva Kiir et Riek Machar son ancien adjoint, et a ensuite dégénéré en conflit à grande échelle.

Le président a accusé M. Machar de tenter de perpétrer un coup d'Etat, une allégation qu'il nie fermement.