Samba-Panza en visite au Tchad

  • 17 février 2014
Le Tchad est accusé par certains membres du CNT d'ingérence en Centrafrique

La présidente centrafricaine de transition Catherine-Samba Panza est au Tchad, un pays accusé d'ingérence dans la crise centrafricaine par certains députés du parlement centrafricain de transition.

Elle arrive au Tchad après le Congo-Brazzaville où elle a effectué sa première visite auprès du médiateur dans la crise centrafricaine Denis Sassou N'Guesso.

Elle va s'entretenir avec Idriss Déby Itno, le président en exercice de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale, CEAC.

Catherine Samba-Panza qui effectue sa visite en chef d'Etat d'un pays voisin connait bien le Tchad.

Elle y est néée en 1956 quand Ndjamena s'appelait encore Fort-Lamy.

La présidente de transition a été accueillie à la mi-journée par Idriss Déby et les deux se sont ensuite entretenus à La Villa des Hôtes autour de la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique.

Malgré la présence des forces francaises de Sangaris et africaines de la Misca, les exactions se poursuivent à travers toute la Centrafrique, entrainant la fuite de milliers de personnes.

Accusés de complicité avec les combattants Séléka depuis le mois de décembre, plus de 60.000 ressortissants tchadiens installés en Centrafrique ont traversé la frontière pour rentrer au bercail.

C'est aussi l'un des sujets d'entretien entre Idriss Déby et Catherine Samba-Panza.

Idriss Déby s'était fait représenter le mois dernier à Bangui par son ministre des Affaires étrangères lors de la prise de fonction de Samba-Panza.

Avant de se rendre au Tchad, la présidente a souhaité que les troupes étrangères restent dans le pays jusqu'en 2015 au moins.

De son côté, Idriss qui voulait qu'on laisse la Misca remplir sa mission jusqu'à terme, ne s'oppose plus au déploiement éventuel de casques bleus.