Appels à l'arrestation d'El-Béchir

  • 26 février 2014
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Image caption Le président Soudanais fait l’objet de mandats d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide dans le conflit du Darfour

Des dizaines d'organisations de défense des droits de l'homme ont demandé au gouvernement congolais d'arrêter le président soudanais Omar El-Béchir.

Le président El-Béchir participe à Kinshasa, au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Marché Commun de l’Afrique de l’Est et Australe (COMESA)

Dans un communique, 90 d'entre elles demandent aux autorités congolaises de le déferrer devant la cour pénale internationale (CPI).

Georges Kapiamba, président national de l’ACAJ, l’Association congolaise pour l’accès à la justice, est l'un des signataires du communiqué.

Il estime que la RDC devrait prendre l’exemple de plusieurs états africains qui ont déjà eu à interdire le séjour sur leur territoire, d'Omar El-Béchir.

Mais il a également pu se rendre dans plusieurs pays africains sans être inquiété.

Le président Soudanais fait l’objet de mandats d’arrêt datant de 2009 et 2010 de la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide dans le conflit du Darfour, dans l’ouest du Soudan

Joint par la BBC, le porte-parole du gouvernement à bien confirmé la présence à Kinshasa de d’El-Béchir, il a également précisé qu'il est hors de question d'arrêter le président soudanais.

Pour les autorités congolaises le président du Soudan est en droit de participer à un sommet qui discute du développement de sa région.

Parmi les autres chefs d'Etat qui participent au sommet de Kinshasa, il y a l'Ougandais Yoweri Museveni, le Zimbabwéen Robert Mugabe ainsi que leurs homologues de Djibouti, de Zambie et du Malawi.

Le Kenya et le Burundi sont représentés par leurs vice-présidents alors que le Rwanda a délégué son Premier ministre.