Procès Pistorius: la diffusion de l'autopsie interdite

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Image caption Oscar Pistorius a vomi durant la lecture du rapport d'autopsie.

Le juge du procès pour meurtre d’Oscar Pistorius a interdit toute diffusion des preuves d'autopsie recueillies par un expert en médecine légale.

Le médecin légiste Gert Saayman a déclaré que la diffusion de son rapport pouvait compromettre la « dignité de la défunte ».

L’athlète paralympique nie toujours d’avoir intentionnellement tué sa petite amie Reeva Steenkamp.

Il est apparu très éprouvé devant la cour ce lundi matin, et a vomi en entendant le rapport d’autopsie.

Gert Saayman a utilisé les arguments suivants afin de persuader le juge Thokozile Masipa d’interdire la diffusion du rapport d’autopsie :

  • « La nature très personnelle des conclusions »
  • « Les détails graphiques des blessures risquent de compromettre la dignité de la personne décédée »
  • Cela pourrait « atteindre aux droits » des amis et de la famille de la personne décédée
  • « Cela va à l’encontre de la morale de la société »

Une médiatisation réglementée

Le juge a également interdit la couverture des détails de l’autopsie via Twitter.

Une grande part du procès d’Oscar Pistorius a été télévisé, une première en Afrique du Sud, mais il comporte tout de même certaines restrictions pour les médias.

Par exemple, les médias n’ont pas le droit de montrer le visage des témoins fournissant les preuves. Les gros plans des personnes dans la salle d’audience sont bannis.

Plus tôt, le vigile de la résidence d’Oscar Pistorius a défendu son intérêt personnel à propos de l’appel téléphonique passé dans les minutes suivant le coup de feu sur Reeva Steenkamp.

Pieter Baba a déclaré qu’il a téléphoné à Oscar Pistorius et non l’inverse, comme l’avait suggéré la défense.

Une nuance qui a son importance

Pieter Baba a indiqué qu’Oscar Pitorius pleurait au téléphone mais lui a assuré que « Tout allait bien ».

Barry Roux, l’avocat de Pistorius a contesté cette déclaration, disant que son client avait dit « Je vais bien ».

Le procès du « Blade Runner » a entamé sa deuxième semaine ce lundi à Pretoria. L’athlète continue de clamer son innocence.

Il n’y a pas de jurés dans les procès sud-africains, le sort d’Oscar Pistorius réside entre les seuls mains du juge.

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