Ouganda: la loi anti-homosexuelle contestée

  • 11 mars 2014
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Image caption Une pétition contre la loi anti-gay a été déposée devant la cour.

Des défenseurs des droits de l’homme et des politiciens ougandais ont déposé un recours judiciaire visant à annuler cette dure loi anti-gay condamnée par les donateurs occidentaux.

La loi viole les droits des homosexuels et les soumet à des « châtiments cruels et inhumains », ont-ils déclaré.

Plusieurs cas de « violence et représailles » ont été rapportés depuis que le président Yoweri Museveni a signé la loi le mois dernier, ont ajouté les activistes.

L'Ouganda est une société profondément conservatrice où beaucoup de gens s'opposent à propos des droits des homosexuels.

Toutefois, certaines personnes commencent à se demander si les sanctions proposées par cette Loi ne sont trop sévères.

Celle-ci fait encourir la réclusion à perpétuité pour les faits d’«homosexualité aggravée» et incrimine également la «promotion de l'homosexualité».

Requête demandant l'annulation de la loi

La Coalition de la société civile sur les droits de l'homme et le droit constitutionnel, qui représente quelque 50 groupes, a introduit une requête devant la Cour constitutionnelle, demandant que la loi soit annulée.

Fox Odoi, ancien conseiller juridique de Yoweri Museveni, est l’un des principaux signataires de la pétition.

Il a rompu les rangs avec son parti en s'opposant à la loi du Parlement. Il a déclaré qu'il n'avait pas peur d'une répercussion des électeurs pour l'élection de 2016.

« Je n’ai pas peur de perdre une élection. Il n’y a qu’une chose dont j’ai peur : vivre dans une société qui n’accorde aucune place aux minorités. Je ne vivrai pas dans une société qui ne respecte et ne protège pas les gens qui diffèrent de la majorité », a déclaré Fox Odoi.

Le journaliste ougandais Andrew Mwenda supporte également cette action devant la cour.

« Cette loi représente non seulement un effort de l'exécutif et du Parlement à porter en bouc-émissaire une minorité impopulaire à des fins politiques, mais nous croyons qu'elle viole également la loi suprême de notre pays », a-t-il dénoncé.

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